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L'Etoile des Neiges, Les Lutins 2

FARFADETS ET LUTINS

 

DES PETITS HOMMES MALICIEUX

 Les histoires de fées sont populaires un peu partout dans le monde, mais en Grande-Bretagne elles sont enracinées dans la légende.  En Irlande, par exemple, le folklore est peuplé de toute une série de « petits hommes » malicieux et parfois grotesques qui aiment jouer des tours, mais qui peuvent aussi être serviables.  Le plus connu est le farfadet, qui fabrique les chaussure des fées et veille sur leur énorme tas d’or.  Parmi ces créatures, certaines aident les mortels dans leurs tâches quotidiennes, tandis que d’autres leur demandent de réparer leurs meubles ou leurs outils minuscules, en échange de quoi elles leur apportent la chance.

PAS PLUS GROS QU’UNE MAIN

 Dans le sud-ouest de l’Angleterre, la légende des lutins est aussi vivace.  Selon certaines sources, il s’agirait d’une race de joyeuses petites créatures espiègles arrivées en Cornouailles avec les Phéniciens et qui auraient ensuite gagné les comtés du Devon et du Somerset.  

 Ces lutins ne sont pas plus gros qu’une main, mais ils peuvent grandir ou rapetisser à volonté.  Ils ont les cheveux roux, le nez retroussé et ils louchent.  Il leur arrive d’être tout nus, mais ils portent habituellement un habit vert, qui leur sert à se cacher dans les champs.  S’ils laissent des pièces d’or aux ménagères dont la cuisine est propre et bien tenue, ils soufflent aussi les chandelles, volent des baisers aux jeunes filles et frappent sur les murs.

 Ils prennent en outre un malin plaisir à faire perdre leur chemin aux voyageurs, un danger qui alimente d’innombrables histoires.  On raconte en effet qu’au crépuscule un promeneur risque d’être pris d’un vertige aussi soudain qu’étrange et d’entendre autour de lui des éclats de rire obsédants.  S’il a oublié de mettre son manteau à l’envers ou de retourner la doublure de ses poches à l’extérieur, il sera ensorcelé et entraîné dans une course folle à travers la campagne.  On dit également que les lutins peuvent voler sur de grandes distances à la recherche d’une cave bien garnie.  Aujourd’hui encore, dans cette partie de l’Angleterre, le terme « gai comme un lutin » s’emploie pour qualifier une joyeuse forme d’ivresse.

Pour rester en bons termes avec les lutins et s’attirer leurs bonnes grâces, il faut observer certaines règles : laisser des seaux d’eau dehors la nuit pour que les mères lavent leurs petits, mettre pour eux du lait sur la table et nettoyer l’âtre pour qu’ils puissent y danser à minuit.

Le champ du lutin

On raconte qu'il y avait quelque part en Irlande un territoire interdit aux hommes, qui devait rester vierge et sauvage, parce qu'il appartenait à un lutin.
    Un jour, un homme décida de cultiver ce champ interdit, et voulut alors retourner la terre. A peine il eut pris sa pelle et commencé qu'il entendit une petite voix malicieuse qui lui dit :
        - Mais qu'est ce que tu fais là ?

C'était un petit lutin qui venait de sortir d'un trou dans la terre.
        - Eh bien je viens labourer le champ, répondit l'homme.
        - Et qui t'a donné la permission ? reprit le lutin
        - Personne, dit l'homme un peu stupéfait.
        - Alors attend, dit le lutin, on va t'aider
    Et cent lutins apparurent, et l'aidèrent à retourner la terre.

  Le lendemain, l'homme voulut semer. A peine il eut voulu semer que la même petite voix lui dit :

   - Mais qu'est ce que tu fais là ?
        - Eh bien je plante, répondit l'homme
        - Et qui t'a donné la permission ?
        - Personne !
        - Alors attend, on va t'aider, dit le lutin.
    Deux cent lutins apparurent alors, et l'aidèrent à semer son champ.

  Lorsque le blé eut poussé, il fallut le récolter, mais l'homme était malade, alors il demanda à son jeune fils. Quand celui-ci arriva devant le champ, il ne put résister : il cassa un épi pour goûter le blé.
        - Mais qu'est ce que tu fais, là, demanda alors le même petit lutin qui venait de surgir.
        - Eh bien je goûte le blé, répondit le fils.
        - Et qui t'a donné la permission ?
        - Personne : c'est le champ de mon père, se défendit l'enfant
        - Alors attend, on va t'aider, dit le lutin.
    Et quatre cent lutins surgirent et mangèrent tout le blé, en quelques instants.

  Quand le père vit cela, il rentra dans une violente colère, et se mit à frapper son fils, qu'il aimait pourtant beaucoup.
        - Mais qu'est ce que tu fais, là, demanda le lutin qui une fois de plus, venait d'arriver.
        - Je frappe mon fils, qui a mangé tout mon champ, répondit l'homme furieux.
        - Alors attend, on va t'aider, dit le lutin d'un ton dur.
    Et huit cent lutins surgirent, et frappèrent l'enfant, jusqu'à la mort.

    Alors, la mère arriva, et voyant cela, prit son enfant dans ses bras, et se mit à pleurer.
        - Mais qu'est ce que tu fais là, lui demanda le lutin d'un air triste.
        - Je pleure mon fils qui est mort, dit la mère en sanglotant.
        - Alors attend, on va t'aider...

  Mille six cent lutins surgirent alors de terre, et se mirent à verser toutes les larmes de leur corps, pleurant l'enfant avec sa mère. Les larmes, si nombreuses, devinrent fleuves, et elles emportèrent la mère et son enfant.

    Alors, le père resta seul, hébété devant son champ dévasté et sa famille emportée. Un insecte le piqua, et il se gratta pour chasser la démangeaison. Le lutin lui demanda alors :
        - Mais qu'est ce que tu fais, là ?
        - Je me gratte, parce qu'un insecte m'a piqué.
        - Alors attend, on va t'aider, reprit le lutin.
    Et trois mille deux cent lutins surgirent, et lui grattèrent la peau, puis la chair. Finalement, les lutins le grattèrent jusqu'à l'os...


Le petit peuple des Mousses

Ils sont microscopiques, mais peuvent mesurer jusqu'à 30cm. Il y en a des toutes les apparences, à la fois nains et fées, ils peuvent être recouverts de mousse, porter un museau de belette, une carapace de coccinelle, d'ailes de papillon,... Ils n'ont pour la plupart pas besoins de vêtements, et ceux qui en portent sont vêtus de robes, vestes, bonnets de mousses, de plumes, de peaux,...

Si on est certain d'en apercevoir lors de chaque ballade en forêt, il est cependant très difficile de les reconnaître d'un simple branchage, d'une tas de mousse ou d'un papillon,... tant ils sont passés maîtres dans l'art du camouflage.

Rêveurs et obscurs, leur plus grand ennemi est le chasseur sauvage.

Les Elfes

Ils vivent dans les souches et les racines de arbres. Archers habiles, ils aiment tourmenter les animaux de la pointe de leurs flèches. Ils se nourrissent de baies sauvages, de miel, de rosée et de nectar.

Coiffés de pétales de digitales ils s'introduisent parfois jusque dans les jardins et les maisons. Pour s'en protéger, il faut s'orner de clochettes ou porter un collier de pâquerettes. Ils ne supportent pas l'odeur de la fleur de valériane.

"C'est la nuit que les elfes sortent

Avec leur robe humide au bord

Et sur les nénuphars emportent

Leur valseur de fatigue mort"

Les Nains

Ils sont d'habiles forgerons, mineurs ou prospecteurs et sont sans doute les plus anciens habitants de la terre. Ils vivent dans les profondeurs de la terre, dans l'obscurité, et peuplent chaque forêt, marécage ou caverne.

Certains sont de bons génies, qui en échange de leurs services aux hommes reçoivent de menues offrandes, tel le Brownie domestique d'Écosse. Ils sont cependant très taquins et dès lors que l'on oublie leur récompense bien méritée, ils jouent des tours au malheureux distrait. Cacher des clefs, briser la vaisselle, déplacer des objets sont leur spécialités...

Persécutés par l'Église, ils se renferment sur eux et deviennent méfiant envers les hommes, multipliant les mauvais tours qu'ils jouent aux hommes. Ils restent pourtant les amis des animaux, en particuliers des chevaux dont ils s'occupent avec amour.

Toujours joyeux, ils mènent rondes et farandoles toutes les nuits, au rythme de leurs chants.

Les Trolls

Ce sont les représentants scandinaves du petit peuple. Parfois géants, parfois nains, ils sont toujours très laids : énorme nez, dents pointues, mains griffues et pattes poilues...

Il vit dans des montagnes ou des cavernes reculées. De nature malveillante et agressive, il est reconnu pour son mauvais caractère. très attaché aux trésors qu'il garde dans sa caverne, il les protège contre les intrus.

C'est lors de la nuit de Noël qu'ils se réunissent pour comparer et compter leur fortune. pour les rares humains qu'ils autorisent à emporter un peu de leurs richesses, en remerciement d'un grand service qu'il leur aura rendu, mieux vaut quitter la caverne et rentrer chez soi les mains pleines avant le lever du soleil sous peine de voir l'or se transformer en sable.

De son propre aveu, le Troll adore la chair humaine rôtie à la broche... alors méfiance !

Le Lépréchaun

C'est le petit homme le plus populaire et le plus aimé d'Irlande. On lui laisse du lait pour lui faire plaisir, qu'il s'empresse de boire si discrètement que personne ne le voit jamais. C'est lui qui ouvre tous les défilés de la Saint Patrick. Et pourtant, il n'a pas toujours si bon caractère... Si on l'aperçoit le premier, il se montre aimable, divertit son auditoire d'histoires et chansons, offre bière et or à ses interlocuteurs. Mais attention, si c'est lui qui vous aperçoit le premier, il vous jouera des tours, quitte à vous transformer en ce qu'il veut ou vous transporter où il veut !

Pour s'en attirer les bonnes grâces, mieux vaut toujours avoir un peu de tabac à priser sur soi pour lui en offrir à l'occasion.

Moqueur et narquois, il prend plaisir à se moquer des avares et attire les voleurs dans des pièges dont ils ne pourront plus s'échapper. Le pied d'un arc-en-ciel indique l'endroit où il a caché son or. Mais malin, il le déplace sans cesse...

Comment le reconnaître et où le trouver ?

Maigre et sec, il a une très grande force. Son nez est long et rouge, il a le visage basané, les cheveux longs, la barbe pointue et l'œil rusé.

Il est vêtu d'un tricorne, d'une jaquette verdâtre ornée de gros boutons de cuivre. Sa culotte, ses bas et son gilet sont verts, et il porte par dessus un tablier de cuir. ses chaussures ont une boucle d'argent.

On peut le trouver dans toute l'Irlande, y compris toutes les îles qui la bordent. Sa maison, confortable et bien entretenue, est construite à l'abri de haies, de pierres levées, sous les racines qui lui servent de charpente.

Les Gnomes

Tout comme le nain ou le lutin, c'est le nom que l'on a tout de suite en tête lorsqu'il s'agit de décrire une petite créature. Si le lutin qualifie généralement une personne gaie et espiègle, le gnome est connu pour être renfrogné, laid et de mauvais caractère...

Le Gnome fait environ un pied de haut, mais peut rétrécir pour se faufiler un peu partout. Il est musclé, noueux et large d'épaules. Une grosse tête posée sur les épaules, un front bosselé, il a les cheveux hirsutes et drus, comme sa barbe. Sa peau est très sombre. Ses yeux sont à la fois perçant et rêveurs. On dit que sa femme "la Gnomide est encore plus petite que lui, admirablement belle, superbement vêtue, qu'elle marche en silence et qu'on entend que le bruit de ses pantoufles dont l'une est en émeraude et l'autre en rubis."

Il est vêtu d'un capuchon de d'habits de cuir très solides ornés de pierres précieuses.

Il vit en clan, dans les grottes et cavernes bien entretenues, spacieuses d'Allemagne, de Pologne, de Russie,... Il n'en existe plus ni en France ni en Angleterre, bien qu'ils soient fréquemment cités dans la littérature (on peut penser que c'est là une grossière confusion avec certains de ses cousins, notamment les Trolls).

Dans les mines, ils travaillent les métaux et pierres précieuses qu'ils dégrossissent. ils ébauchent le travail que les nains orfèvres achèvent ensuite.

Ils ont le don de pénétrer toutes les créatures animées et inanimées, c'est pourquoi on venait souvent les consulter pour leur don de clairvoyance. Longtemps, ils aidèrent les hommes en leur fournissant formules magiques et secrets sur l'utilisation du sous-sol.

Les Koboldes

Ils sont originaires de Germanie. Sans consistance, il emprunte les enveloppes charnelles d'hommes et d'animaux pour rendre service aux hommes en échange d'un peu de pain et de lait.

Beaucoup restent au fond des mines où ils fabriquent des objets aux pouvoirs magiques, des bijoux ou des armes. Jour et nuit ils travaillent au rythme des chants et de la musique.

Certains hantent les mines exploitées où ils détruisent le travail des hommes et volent les précieux minerais.

Les Gobelins

             On distingue les Gobelins bienveillants et les Gobelins malveillants :

                 Les Gobelins bienveillants

Ils mesurent entre 40 et 50 cm. Ils ne sont généralement pas très beaux. Leur corps est fluet, avec de longs doigts et pieds. Ils ont une grosse tête ovoïde, un front bombé, leurs pommettes sont très saillantes. Dans leur bouche immense, des dents de lapins  ; au dessus, un nez minuscule et camus. Ses yeux sont luisants, et sas oreilles longues et pointues.

Il portes des chaussures  vertes. Il porte un justaucorps brun et rouille et un large bonnet gris-bleu.

Ils sont apparus en Normandie, charmés par les falaises blanches, et ont été accueillis par les druides qui les ont surnommés les Hobgoblins.

Les Gobelins malveillants

Ils mesurent  entre 50 et 60 cm et sont encore plus laids que les gobelins bienveillants. Contrefaits et velus, ils sont bossus, griffus et pointus de partout. Ils s'enveloppent de loques sales et puantes.

Et pour cause : ils vivent dans les égouts, les décharges, les cloaques et autres endroits nauséeux. Ils affectionnent tout particulièrement les maisons hantées, les caves, les immeubles désaffectés, les quartiers où rôdent vice et crime.

Autrefois, les Gobelins tourmentaient les humains, mais de façon qui ne dépassait pas les persécutions puériles. Mais les Gobelins contemporains ont des pouvoirs dévastateurs, car contrairement aux autres créatures qui ont peu à peu perdu de leur influence au cours des temps, les Gobelins n'ont pas hésité à s'adapter aux moyens modernes et à utiliser l'électricité ou les autres inventions de hommes. Ils se sont associés aux Koboldes et aux Greemlins dans la conquête du pouvoir...

 

Les Lutins

 

Petit et grand à la fois, il mesure d'un demi pouce à 30 cm. Unique et multiple, visible et invisible, propres au nez sale et aux célèbres oreilles pointues, ils sont minces et harmonieux. Ils ont l'œil pétillant et rond, les doigts longs et agiles, des cheveux touffus. Ils ne commencent à vieillir que vers 300 ans... Alors, la barbe pousse et s'allonge et le crâne se dégarnit. Leur visage lisse et rond se fripe et ils prennent de l'embonpoint avec l'âge.

Ils sont vêtus, de loques coquettes et colorées (de préférence vert ou brun). ils portent un très haut bonnet pointu, rouge ou vert. Mais ils aiment particulièrement courir tous nus dans les forêts.

Attention : si ils aiment être récompensés pour leurs menus services, ils seraient très vexés de recevoir des habits neufs et ne reviendraient plus.

Ils vivent surtout en France dont ils affectionnent les forêts d'ifs, les talus, les pierres levées. ils s'aventurent parfois (quoique rarement) jusque dans les greniers, les maisons ou les jardins.

Très actifs, ils ne tiennent pas en place et quand ils ne travaillent pas, ils s'amusent beaucoup et se reposent rarement. Espiègles, farceurs, parfois voleurs, ils sont aussi de courageux travailleurs. s'ils vivent très longtemps, ils ne sont pas immortels et peuvent succomber de mort violente, accidentelle, ou de chagrin.

Leur chapeau leur permet de prendre l'apparence de leur choix.

 

Les Korrigans

Petits êtres qui peuplent la Bretagne, ils ont deux petites cornes sur le tête, de longs doigts griffus et des pattes de bouc. Ils forment des rondes autour des pierres sacrées des Landes. Les Dolmens marquent leur territoire. Leurs chants résonnent jusqu'au petit matin dans la brume. Attention à ne pas se mêler à leurs rondes, on a peu de chances d'en sortir vivant : ils ne laissent partir les hommes qu'au matin, morts d'épuisement. Ils gardent leurs trésors sous de grosses pierres qui s'ouvrent lorsqu'on les frappe avec une vieille clef rouillée.

Leur force est légendaire et leurs pouvoirs magiques puissants. Ils peuvent déclencher des tempêtes et prendre toutes sortes de formes pour effrayer les hommes.

On peut les classer en quatre familles : les Korrikaned qui peuplent les forêts, les Korils qui hantent les landes, les Poulpikans des marécages et les Teuz qui ont élu domicile dans les chaumières.

 

Les Farfadets

Ce sont de petits lutins domestiques français d'environ 40 cm à la force extraordinaire et au courage légendaire.

De taquins, bruyant et tapageurs, ils sont devenus silencieux. De fort en gueule, généreux, romantiques, ils sont devenus mesquins, sauf au contact des enfants auprès desquels ils retrouvent l'esprit du rêve et de l'aventure.

Ils peuplent l'Écosse, la Belgique, la suisse et la France. Sobres, ils boivent et mangent peu hormis un gargantuesque banquet qui a lieu tous les ans le jour de mardi gras en Vendée.

Minces, robustes, l'œil malicieux, les oreilles en pointe, le menton provoquant, la bouche goguenarde et volontaire, ils sont redoutés dans les foyers car ils n'hésitent pas à détruire jardins et intérieurs.

Ils entrent dans les maisons, puisent dans la bière, enduisent de savon noir les marches des escaliers, écoutent et divulguent les secrets. Une croix sculptée dans une pierre volcanique les fait fuir.

 

 









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